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restitué samedi 2 décembre 2006
lors de la journée de clôture des Assises 2006

Travaux, constructions nouvelles

Pour l’Observatoire, ce secteur est le plus facile à observer. Dans ce domaine, la liste des engagements effectivement tenus est longue, certains depuis plusieurs années, d’autres plus récemment. La réhabilitation de la salle des
mariages prévue dès 1998 a enfin abouti cette année, avec un incontestable succès. De même, la reconstruction du collège Auguste-Delaune arrive à son terme. Celle du stade Delaune et les constructions du gymnase Jean- Pierre-Timbaud et de l’espace Maurice-Nilès sont des réalisations effectives, comme l’installation de la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis, rue de
la République, inaugurée récemment mais avec un retard dont la ville n’était pas responsable. La construction de l’hôtel de police est, elle aussi, effective alors que l’installation de la direction départementale de la police, rue de la République, est toujours en attente, bien que des travaux soient commencés depuis début octobre 2006. Autre réalisation en cours pour laquelle la ville accompagne le maître d’oeuvre extérieur à la commune : la rénovation de l’hôpital Avicenne. Elle est en bonne voie avec l’ouverture des nouvelles urgences, celle du nouveau bâtiment de consultation et d’hospitalisation
Madeleine-Brès et celle du service de radiothérapie, dont on peut se demander pourquoi il est géré à parité avec un grand groupe sanitaire privé !

Logement

La plupart des cités de l’OPHLM ont été rénovées, mais pourquoi pas celles des autres bailleurs ? Au sujet de ces rénovations, l’ODE déplore cependant que seul le bâti fasse l’objet de remises en état, alors que la voirie, les parkings et surtout les espaces verts sont trop souvent dans un état déplorable et que les problèmes d’enlèvement et de tri des ordures ménagères ne sont pas réglés.
L’Observatoire souligne également que la maintenance des installations et en tout premier lieu celle des ascenseurs, quel que soit le bailleur, pose de gros problèmes. Par ailleurs, l’Observatoire remarque que la rénovation du foyer Sonacotra a pris beaucoup de retard, tout comme la construction, annoncée dès 1998, de résidences étudiantes. Mille places sont maintenant prévues, mais pour quand ? Cependant, l'ODE a noté avec satisfaction l’ouverture de la maison d’accueil pour des mères en difficulté, « La Chrysalide », rue Perron.

L’engagement concernant la diversification de l’offre de logements sur la commune est d’ores et déjà en bonne voie avec la réalisation du quartier Jean-Rostand. Il reste à achever les 2 500 logements annoncés par le maire.

Requalification

Dans le discours de clôture des quatrièmes Assises, le maire avait annoncé le dépôt auprès de l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) des deux grands projets de requalification, celui du « Grand Quadrilatère » Étoile-Grémillon-Pont-de-Pierre et celui du centre-ville autour de la transformation complète du quartier Karl- Marx. Ces efforts ont abouti à leur prise en compte par l’Anru au travers d’un financement substantiel. L’Observatoire tient à faire remarquer que les Balbyniens attendent avec impatience la concrétisation de ces projets nés de la Consult’action de 2001. Il souhaite aussi qu’entre la ZAC Henri-Matisse et celle du centre-ville, la ZAC Jean-Jaurès soit achevée, notamment en construisant des logements et des commerces sur les nombreux
terrains en friche qui, comme en de nombreux endroits, enlaidissent la ville.

Voirie, circulation

Dans le domaine de la voirie, certains des engagements ont été entièrement réalisés, notamment la rénovation des voies départementales Pierre-Sémard et Édouard- Vaillant. Une autre voie importante de la commune, la rue Henri-Barbusse (qui ne fait pas partie des engagements), aurait grand besoin d’une rénovation et d’une pacification de la circulation. En ce qui concerne la rue Édouard- Vaillant, l’Observatoire regrette la suppression d’un arrêt de bus et la portion congrue dédiée aux piétons et à ce qui est qualifié de piste cyclable. De plus, l’ODE remarque qu’aucune demande formulée par les habitants à l’occasion des réunions de concertation n’a été prise en compte. D’une façon plus générale, l’ODE constate qu’à cette exception près, aucun aménagement cyclable sur le réseau de la voirie n’a été réalisé sur Bobigny.

D’autres problèmes de circulation demeurent, notamment dans le secteur de la place Saint-Just, devenue un point noir majeur du département. L’Observatoire souhaite que des réalisations aboutissent rapidement pour le résorber. D’autres voies sont toujours en attente : la rue Gallieni avec le passage des camions de la zone industrielle des Vignes (à quand une liaison directe chemin
des Vignes-RN3 ?) et le chemin de Groslay, qui mériterait une réfection complète.

L’ODE souligne les difficultés d’orientation et l’insuffisance de la signalisation dans la commune.

Accessibilité

Dans ce secteur, des progrès ont été réalisés. On constate des travaux de voirie pour améliorer des passages piétons, ou encore la création de places de stationnement spécifiques « handicapés » : quelques-unes avenueÉdouard-Vaillant et une devant l’office du tourisme, qui a permis d’obtenir le label « Tourisme et Handicap ». Àcela s’ajoute récemment la mise en service d’un ascenseur pour desservir les salons de l’hôtel de ville et la salle du conseil municipal. Mais il reste beaucoup à faire, notamment pour l’accessibilité de certains services publics, le conservatoire par exemple, et pour la création
de places de stationnement spécifiques au niveau des marchés, entre autres, ainsi que pour l’amélioration de la qualité des trottoirs. L’aménagement de certains carrefours et traversées piétonnes est une préoccupation. Par exemple, la sortie à pied du quartier Salvador-Allende par la voirie traditionnelle reste une dangereuse aventure.

L’ODE salue l’ouverture prochaine du foyer occupationnel« Isabelle » pour adultes handicapés, belle réalisation aux normes « haute qualité environnementale». L’Observatoire a également constaté la signature d’une Charte d’accessibilité aux personnesà mobilité réduite, annoncée par le maire dans son discours du 4 décembre 2004.

Un engagement concernait la protection des piétons contre le stationnement sauvage. Des efforts incontestables sont perceptibles au travers de la pose de plusieurs centaines de potelets le long des rues pour protéger les trottoirs. Malheureusement, avec le nombre croissant de véhicules, la bataille est loin d’être gagnée car subsistent de nombreux secteurs où la situation se dégrade, avec le sentiment que peu de choses sont faites pour lutter contre les incivilités. À ce sujet, l’Observatoire regrette que Bobigny ne dispose pratiquement pas de parkings publics en centre-ville. Par ailleurs, les rares parkings existants ne sont pas toujours signalés par un fléchage adapté. Cette signalisation permettrait, par exemple, une meilleure occupation du parking d’intérêt régional du métro et réduirait la charge communale.

Des retards ou des réalisations partielles

À côté de cette liste de réalisations dont il faut créditer l’équipe municipale, l’Observatoire note que d’autres engagements concernant des constructions n’ont pas abouti. Dans ce domaine, la réhabilitation du complexe Édouard-Vaillant est emblématique des retards pris. Seule l’installation d’un ascenseur pour personnes à mobilité réduite à Max-Jacob est effective, alors que les habitants attendent toujours les travaux de rénovation du complexe et surtout ceux du marché.

a piste du stade Henri-Wallon souffre du report d’année
en année de sa modernisation.

Quant à la salle qui devait accueillir les événements festifs familiaux, la première pierre n’est toujours pas sortie de la carrière, et Alphonse Daudet de nous conter les péripéties de cette Arlésienne... Et que dire du retard concernant la reconstruction de l’école Robespierre, seule école de la ville toujours en préfabriqué !

Dans d’autres engagements, des constructions avaient été envisagées mais semblent compromises : création d’un technopôle (projet abandonné ?), ouverture d’une« Guinguette du monde » (réflexions toujours en cours ?),
réalisation d’une « Cité de la terre » dans le parc de la Bergère (projet très remanié et dépendant du conseil général), etc. L’Observatoire note, au-delà des retards, un déficit de communication de la part de la Ville sur ces projets. Celui-ci concerne également l’engagement relatif au câblage de la ville et à l’enfouissement des lignes électriques aériennes, toujours attendu. L’ODE propose qu’avec l’évolution technologique, il faille repenser le principe du câblage autour du très haut débit. Enfin, certains engagements ont été partiellement tenus en ce qui concerne l’aménagement de terrains de proximité
et d’espaces de jeu pour la petite enfance, où des réalisations ont abouti alors que d’autres sont en attente. Autres engagements partiellement tenus ou non tenus : la rénovation des salles du Magic Cinéma et l’action auprès de la Région pour la réalisation du gymnase des lycées Sabatier et Costes. Pour ce dernier, la Ville a acheté les terrains mais sans que cela aboutisse à la réalisation
effective de cet équipement sportif attendu par les lycéens et les Balbyniens.

L’ODE regrette que les engagements initiaux ne soient
pas toujours accompagnés d’un programme détaillé et
d’un calendrier de réalisation plus précis.

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